Afin de visualiser l'animation veuillez mettre à jour le player Flash : Adobe player Flash
agenda
 
Le programme du Corso Fleuri du 4 Juin à Vibraye est arrivé !
Demandez à L'Office de Tourisme la...
Le marque page à l'éffigie de l'Office de Tourisme du Val de Braye est arrivé.
Il est réalisé en résine epoxy traité anti-UV, il...
De nouvelles cartes postales à l'Office
Venez découvrir les nouvelles cartes postales...
Rejoignez-nous sur Facebook
Nous vous invitons à l’aimer et à la...
Les "Valbraysiens" célèbres

par personnage :

par commune :

René CORBIN
Jean (Tryphon-Respice) DROUIN
Jean JOUSSE
Tristan KLINGSOR
Georges LE CHEVALIER
Albert LORY
Maurice LOUTREUIL
Daphné du MAURIER

Dollon
Gréez-sur-Roc
Montmirail
Saint-Maixent
Vibraye

  Tristan KLINGSOR

De son vrai nom Arthur Léon Leclère (né dans l'Oise en 1874 et mort au Mans en 1966), il fut à la fois poète, essayiste, musicien, peintre, un immense critique de peinture, et même un collaborateur du Larousse en son temps !
On peut voir quelques uns de ses tableaux au Musée Tessé au Mans, à la mairie de Saint-Maixent et même dans un des salons du préfet de la Sarthe.
Ses poèmes ont inspiré à son ami Maurice Ravel sa Shéhérazade en 1903 (Asie, Flûte enchantée, L"indifférent).

En 1935, il achète une maison au 30 rue de la Chapelle à Saint-Maixent, jadis appelée "maison de la Fontaine", et à l'arrière un jardin-parc de 18 ares entouré de hauts murs.
Cette maison inspirera l'écrivain, qui la décrira de maintes façons dans son recueil de poèmes "La Maison d'Aloysius" écrit en 1945

Sa fille et son gendre, Monsieur et Madame Michy, transformeront une partie des bâtiments annexes en cabinet médical et laboratoire pharmaceutique, pour les premiers médecin et pharmacien de l'histoire de Saint-Maixent !
L'unique héritière de Tristan Klingsor décède en 1999, et la maison quitte la famille Leclère définitivement.

 Aujourd'hui, l'école communale de Saint-Maixent porte son nom, et une plaque commémorative orne la très élégante grille en bois tourné du 30 rue de la Chapelle.

haut de page

Georges Victor LE CHEVALIER

Il est avocat inscrit au barreau de Paris puis nommé Préfet de la Sarthe en 1870 par Gambetta dont il est l'ami.
Forcé de quitter Le Mans après l'entrée des Prussiens dans la ville, il démissionne de son poste en 1871. Il est nommé Ministre plénipotentiaire honoraire en 1893.

Propriétaire à Saint-Maixent, il y crée un corps de Sapeurs-pompiers, et négocie pendant 15 ans, de 1885 à 1900, l'installation d'un bureau de poste. La maison bourgeoise d'Huchepoche, appelée aussi Le Chalet, qu'il y fait construire vers 1900, témoigne du succès du thème de la retraite rurale cher aux bourgeois romantiques.

Il devient Conseiller Général du canton de Montmirail en 1895. Il est élu Président du Conseil Général en 1903 ainsi que sénateur jusqu'à son décès. Il a la réputation d'être "impartial, spirituel, de décision prompte et hardie, de savoir prévenir les incidents, vider les querelles et calmer les susceptibilités". Il décède le 7 Mars 1909 à l'âge de 70 ans.

(Inspiré du livret "Les Présidents du Conseil Général de la Sarthe de 1800 à nos jours")

haut de page

René CORBIN

Personnage politique, né à Dollon le 7 avril 1888, mort à Paris le 23 février 1948.

Directeur de l'administration des Finances, puis principal collaborateur de Pierre Cot au ministère de l'Air, il y côtoie Lindberg, Mermoz, Saint-Exupéry avant de s'engager avec son épouse de façon très active dans la Résistance. Sous l'occupation nazie, le Conseil national de la Résistance (C.N.R.) tient, le 27 mai 1943, à leur domicile parisien, sa première réunion clandestine présidée par Jean Moulin, délégué par le Général de Gaulle, Chef de la France Libre. D'autres réunions suivent et l'appartement sert également de boîte aux lettres au réseau « Frédéric ».

Au Musée de la Musique Mécanique de Dollon, son petit-fils, collectionneur et propriétaire des lieux, a conservé la table en merisier autour de laquelle se réunissaient ces héros d'une douloureuse époque, comme en témoignent les plaques de cuivre gravées fixées sur la table, indiquant la place de chacun des participants.
Un peu plus loin, à Semur-en-Vallon, cette lourde période est évoquée dans le cadre du "Pôle Mémoire" récemment inauguré : le Musée de la Paix.

haut de page

Maurice LOUTREUIL

Né à Montmirail en 1885, il envisage le notariat dans la Sarthe. Mais ses dons pour le dessin le font gagner Paris, où il  a occupé une place originale dans le creuset foisonnant du début du siècle, se démarquant du surréalisme et du cubisme. Influencé par Cézanne et les Fauves, il a créé sa "peinture directe".

Voulant échapper à la guerre, il part en Italie. Repris, il échappe à toute sanction car reconnu non sain d’esprit. Son dernier voyage à Dakar le ruine et l’épuise. Il meurt à Paris en 1925 à l’âge de 38 ans et repose en terre sarthoise à Chérancé.

Aujourd'hui, la salle d'expositions temporaires de Montmirail porte son nom.

haut de page

Jean (Tryphon-Respice) DROUIN

Né le 11 Novembre 1802 à Montmirail, il fait de brillantes études au collège du Mans.

Elu maire de Montmirail en 1859, c'est un homme bon, équitable, bienfaisant avec "un coeur généreux et une âme élevée".  Membre du Conseil Général depuis 1863, à égalité en 1874 au 1er tour des élections à la Présidence avec le Marquis de Talhouet, il est finalement élu Président du Conseil Général. On dit de lui qu'il dirige les débats avec un tact parfait et une connaissance intelligente des affaires. Homme charitable, il veut établir une taxe des pauvres.

Il décède subitement à Montmirail, le 20 Juillet 1875, à 73 ans. La foule est nombreuse pour ses funérailles et il reçoit les honneurs funèbres du Préfet de la Sarthe.

(Extrait du livret "Les Présidents du Conseil Général de la Sarthe de 1800 à nos jours")

haut de page

Albert LORY

Né le 19 juin 1894 à Vibraye, commune dont son père fut Maire de 1904 à 1908, c'est en assistant en 1906 au premier Grand prix de l’Automobile Club de France, qu'il se découvre une vocation qui le mènera à 17 ans à l’école des arts et métiers d’Angers d’où il sortira, trois ans plus tard, muni d’un diplôme d’ingénieur.

Après de brefs passages chez plusieurs constructeurs automobiles, Panhard, Salmson et Scap, il est engagé en 1921 chez Louis Delage où il travaillera sur le projet de la voiture 2 litres V12, se concentrant sur le moteur 12 cylindres en V, en alliage léger, une petite révolution pour l’époque.

A 31 ans, il est nommé directeur des courses des automobiles DELAGE. C'était le début de belles victoires comme le Grand Prix de l’Automobile Club de France et surtout le championnat du monde des constructeurs en 1927. Un palmarès impressionnant jusqu’à ce que Delage décide d’abandonner la compétition en 1930 et qu’en 1935, l’écurie soit rachetée par DELAHAYE.

Entre-temps, Albert Lory s’était découvert une nouvelle passion : l’aviation. Il entre à la SNECMA où il réalise entre autres un moteur de 2000 Chevaux. La guerre éclate, Albert Lory retrouve ses racines et s’installe dans une petite maison « la Récompense » située dans le prolongement de la rue du Val de Braye à la sortie de Vibraye.

En 1949, il entre dans le bureau d’étude de la régie Renault et avec Fernand Picuard, il réalise la voiture à turbine, la turboméca 270 CV à 2800 tours/minute appelée « l’Etoile Filante ». Cette voiture battra des records de vitesse : 309 km/h en 1956.

Albert Lory  prend sa retraite en 1960, il disparaît trois ans plus tard, laissant à tout jamais son nom dans l’histoire de l’automobile.

La commune de Vibraye a choisi d’immortaliser ces faits en les relatant sur une plaque fixée au mur à l’intérieur de la salle André Leprêtre. A Vibraye, une rue porte également son nom.

haut de page

 Daphné du MAURIER

Daphné du Maurier est une romancière britannique, née le 13 mai 1907 à Londres, décédée le 19 avril 1989 à Par en Cornouailles.

Elle est la fille de l'acteur Gerald du Maurier et la petite-fille de l'écrivain et dessinateur George du Maurier, ami de Henry James et auteur notamment de Trilby. Elle publie son premier roman, "The Loving Spirit" (La Chaîne d'amour), en 1931 et épouse l'année suivante le général de division Frederick Browning.

Trois de ses romans ou nouvelles "L'Auberge de la Jamaïque" (1936), "Rebecca" (1938), "Les Oiseaux" (1952) furent portés à l'écran par Alfred Hitchcock. Dans "Les Souffleurs de verre", elle évoque les origines françaises et sarthoises de sa famille.
Daphné du Maurier a fait plusieurs voyages en Sarthe, dont un en 1958 lors du tournage du 'Bouc émissaire' au Mans, en forêt de Vibraye et à la Ferté-Bernard. C'est en raison de ce passage près de Vibraye que la salle des fêtes à Vibraye porte son nom.

Les ancêtres français de Daphné du Maurier font partie de  ces maîtres verriers du XVIIIe siècle qui ont dirigé de nombreuses verreries existant dans notre région : La Pierre à Coudrecieux (72), La Morellerie à Continvoir (37), Vaujours à Château-la-Vallière (37), La Brûlonnerie à Busloup (41), Chérigny à Chenu (72), la verrerie de Montmirail au Plessis-Dorin (41).

haut de page

Jean JOUSSE

Jean Jousse est né le 18 Août 1918 à Melleray, place des Cloutiers, décedé en Janvier 2014 . Au cours de son enfance, il côtoie les petites gens du village, les maraîchers, les bêcheux, les cercleuses. Dans le bistrot de sa mère, il s’imprègne du parler des marchands de vaches ou de chevaux, des anciens qui viennent se faire raser les rouflaquettes par « la mère Jousse » en buvant une petite rincette. 

Marié en 1940 à Gréez-sur-Roc avec Yvette Trouillet, nommé comme instituteur à Saint-Mars d’Outillé, il réussit à rejoindre Vibraye où sa femme a obtenu un poste. En 1945, il obtient le poste de Directeur à l’école de Théligny, où il assure en même temps le secrétariat de mairie.

En savoir plus sur Jean Jousse

Son esprit fouineur l’amène à s’intéresser  au site de la Motte à Gréez-sur-Roc, site qu’il découvre en voulant vérifier l’existence de la Motte Castrale. Et par hasard, son regard investigateur est attiré par des éclats de silex. A partir de là, il va se mettre à fouiller méthodiquement le terrain, avec l’autorisation de Mr Herbelin, cultivateur du champ ceci pendant des années au  long  desquelles il récoltera plus de 40 000 pièces, des lames de hache, des racloirs et des tranchets.
Depuis 2003, le site est fouillé chaque été au moins 4 semaines par an sous la direction de Jean Noël Guyodo qui professe à l’Université de Nantes au Laboratoire de Recherches Archéologiques.
En parallèle, il aura fait profiter de ses recherches les Mairies du canton de Montmirail : à Gréez-sur-Roc, le recensement  de tous les habitants, de 1760 à nos jours, recherches également à Théligny, Lamnay, Saint-Ulphace, Vibraye.

Enfin, toujours tenace, Jean finit par percer le mystère du toponyme La Motte. Il va faire des recherches aux archives départementales de Chartres dans le « Cartulaire de Nogent le Rotrou » dans lequel il découvre un texte mentionnant l’existence à Gréez sur Roc au XII° du Seigneur de la Motta, très probablement à l’origine du toponyme que nous connaissons aujourd’hui.

Jean reste un esprit toujours curieux de tout ce qui concerne la langue et l’histoire. Tout au long de sa vie, sa femme l’a aidé, par sa compréhension, à poursuivre ses recherches, sauf peut être dans le domaine de l’art culinaire, lui qui a tant pratiqué la «cuisine des mots »…   

haut de page